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Recharger une cartouche d'imprimante soi-même : kit, bar à encre ou rachat ?

Recharger une cartouche d'imprimante soi-même : kit, bar à encre ou rachat ?

Recharger une cartouche d'imprimante coûte 3 à 5 € d'encre au kit, contre 20 à 40 € pour la même cartouche neuve en rayon. Deux méthodes existent : le kit seringue à utiliser chez vous, ou le bar à encre en magasin qui fait le travail à votre place. Voici les prix réels, la méthode pas à pas et les cas où le rachat reste la meilleure option.

Trois façons de recharger, trois budgets

Avant de sortir la seringue, posez le calcul. Une cartouche noire HP 304 se vend autour de 17 à 20 €, la version XL autour de 25 €. La cartouche trois couleurs coûte à peine moins. Un foyer qui imprime 30 à 50 pages par mois rachète 4 à 6 cartouches par an : en deux ans, le poste encre dépasse le prix de l'imprimante elle-même.

Trois stratégies permettent de réduire cette facture, avec des niveaux d'effort très différents :

SolutionCoût par rechargeEffortFiabilité
Kit seringue à domicile3 à 5 € (kit de 15 à 25 € pour 4 à 6 recharges)15 à 20 minutes, gants obligatoiresVariable : environ 3 recharges sur 4 réussissent si la cartouche est en bon état
Bar à encre en magasin10 à 15 €Aucun : vous déposez, vous récupérezBonne : la cartouche est testée avant restitution
Racheter une cartouche17 à 40 € (originale), 8 à 15 € (compatible)AucunMaximale

Le kit gagne sur le prix pur, le bar à encre sur la tranquillité, le rachat sur la fiabilité. Si vous penchez pour la troisième option, sachez qu'une cartouche compatible divise déjà la facture par deux ou trois sans aucune manipulation, et qu'il existe plusieurs pistes pour acheter moins cher, y compris des originales.

Recharger soi-même avec un kit seringue

Un kit de recharge contient des flacons d'encre (noir seul, ou noir plus trois couleurs), une ou plusieurs seringues avec aiguilles, une mèche pour percer si nécessaire, des gants et des bouchons. Comptez 15 à 25 € pour un kit de marque connue (Armor, Pelikan) ou un kit universel correct, de quoi remplir une cartouche 4 à 6 fois. Vérifiez que la référence de votre cartouche figure bien sur la boîte : une encre prévue pour HP ne se comporte pas pareil dans une Canon.

  1. Protégez le plan de travail. Étalez plusieurs feuilles de journal ou un sac plastique ouvert sur la table, enfilez les gants et gardez un rouleau d'essuie-tout à portée de main. L'encre tache définitivement le bois clair et les textiles, et elle met deux à trois jours à partir de la peau.
  2. Localisez les orifices de remplissage. Décollez l'étiquette sur le dessus de la cartouche : les trous se trouvent dessous. Sur une cartouche trois couleurs, il y a trois orifices (cyan, magenta, jaune) : identifiez la couleur de chacun en y trempant légèrement un cure-dent avant d'injecter quoi que ce soit. Certains modèles demandent un perçage avec la mèche fournie.
  3. Injectez l'encre lentement. Aspirez la quantité indiquée par la notice (souvent 5 à 10 ml pour une cartouche noire standard), enfoncez l'aiguille aux deux tiers dans la mousse interne et pressez le piston très doucement, sur 30 à 60 secondes. Arrêtez dès qu'une goutte perle à l'orifice ou au niveau des buses : la cartouche est pleine, insister provoque une fuite.
  4. Laissez reposer et séchez. Rebouchez l'orifice avec le bouchon ou l'adhésif fourni, puis posez la cartouche buses vers le bas sur un essuie-tout pendant 10 à 15 minutes. Quelques gouttes s'évacuent, c'est normal : la pression interne s'équilibre. Essuyez ensuite les contacts dorés avec un chiffon sec, sans les toucher avec les doigts.
  5. Réinsérez la cartouche et lancez un nettoyage. Remettez la cartouche dans le chariot jusqu'au clic, puis lancez un ou deux cycles de nettoyage des buses depuis le pilote (menu « Entretien » ou « Maintenance »). Imprimez une page de test : si des bandes blanches persistent, relancez un nettoyage et laissez reposer une heure avant de réessayer.

Un conseil qui change tout : rechargez la cartouche dès qu'elle se vide, pas trois semaines plus tard. Une cartouche stockée vide sèche de l'intérieur, et l'encre neuve ne circule plus dans des buses bouchées. C'est la première cause d'échec des recharges maison.

Les bars à encre en magasin, l'option sans les mains dans l'encre

Si l'idée de manipuler des seringues vous rebute, des comptoirs de recharge se sont installés dans la grande distribution. Le réseau le plus répandu en France est REL, présent dans plusieurs centaines de magasins, notamment chez E.Leclerc, Auchan et Boulanger. Le principe : vous déposez votre cartouche vide au comptoir, une machine la nettoie, la remplit avec une encre adaptée à la référence, puis la teste. Vous récupérez une cartouche vérifiée, pas un pari.

Côté prix, comptez 10 à 15 € par cartouche selon le modèle et le format (standard ou XL), soit environ moitié moins qu'une cartouche neuve d'origine. Le délai varie selon l'affluence : parfois 15 à 30 minutes, le temps de faire vos courses, parfois un dépôt le matin pour un retrait le soir ou le lendemain. Renseignez-vous au comptoir de votre magasin, chaque point de recharge a son propre rythme.

Autre avantage : si la recharge échoue au test (cartouche trop sèche, tête abîmée), le magasin vous prévient et la prestation n'est en général pas facturée. Vous ne payez que ce qui fonctionne. La limite du système : seules les références courantes à tête d'impression intégrée sont acceptées, principalement les HP (301, 302, 303, 304, 305, 62...) et les Canon (PG-540, PG-545, PG-560 et leurs versions couleur CL). Une cartouche Epson ou un toner laser sera refusé.

Ce qui peut mal tourner

Une recharge sur quatre environ pose problème, autant le savoir avant de commencer. Voici les quatre pannes classiques et comment les limiter.

La puce continue d'afficher « cartouche vide ». La plupart des cartouches embarquent une puce qui estime le niveau d'encre en comptant les pages. Elle ne détecte pas le remplissage : l'imprimante affiche donc toujours 0 %. Dans la majorité des cas, un message propose de continuer malgré tout (« OK », « Continuer » ou appui long sur un bouton selon les marques). Vous perdez juste la jauge de niveau. Sur certains modèles récents plus verrouillés, il faut un reseteur de puce, vendu 10 à 15 €.

Les buses sont sèches. Si la cartouche est restée vide plusieurs semaines, l'encre résiduelle a durci dans la tête. Symptômes : page blanche ou rayures malgré une cartouche pleine. Tentez deux cycles de nettoyage, puis, en dernier recours, posez les buses une minute sur un essuie-tout imbibé d'eau tiède. Si rien ne sort après ça, la cartouche est morte.

L'encre fuit. Un remplissage trop généreux ou un bouchon mal remis, et la cartouche goutte dans l'imprimante. Au mieux, quelques pages maculées. Au pire, de l'encre sur les rouleaux, et un nettoyage fastidieux au chiffon humide. Respectez les volumes de la notice et laissez toujours la cartouche s'égoutter avant de la réinsérer.

La garantie de l'imprimante. Utiliser une cartouche rechargée n'annule pas la garantie légale en soi : un fabricant ne peut pas refuser une panne sans lien avec l'encre. En revanche, si l'expertise montre qu'une fuite d'encre non officielle a causé le dégât, la réparation sera à votre charge. Sur une imprimante à 60 €, le risque est acceptable. Sur un modèle à 400 €, réfléchissez à deux fois.

Les cartouches qui se rechargent bien et les autres

Toutes les cartouches ne se valent pas face à la seringue, et c'est le critère qui devrait décider avant même le prix.

Les meilleures candidates sont les cartouches à tête d'impression intégrée, typiques des imprimantes HP (séries 301, 302, 303, 304, 305) et Canon (PG-540, PG-545, PG-560). La tête fait partie de la cartouche : si la recharge échoue, vous perdez la cartouche, pas l'imprimante. C'est aussi pour cette raison que les bars à encre ne travaillent quasiment que sur ces références.

Les cartouches Epson sont un cran plus difficiles. Ce sont de simples réservoirs à puce, la tête d'impression étant fixée dans l'imprimante. Deux conséquences : la puce verrouille plus strictement le niveau (un reseteur est souvent indispensable), et une encre de mauvaise qualité encrasse une tête que vous ne pouvez pas remplacer à petit prix. La recharge reste possible, mais elle s'adresse aux utilisateurs soigneux.

Les toners laser, eux, ne se rechargent jamais soi-même. La poudre de toner est ultrafine, salissante et irritante pour les voies respiratoires : c'est un travail de professionnel équipé, pas de cuisine. Si votre laser vous coûte trop cher en consommables, tournez-vous vers les toners compatibles ou reconditionnés.

Enfin, si vous en êtes à recharger vos cartouches tous les mois, le vrai problème est peut-être l'imprimante. Les imprimantes à réservoirs (Epson EcoTank, Canon MegaTank) se remplissent officiellement à la bouteille, pour environ 1 € les 100 pages, sans seringue ni puce à contourner. À l'achat, elles coûtent 180 à 300 €, un surcoût amorti en un à deux ans pour un gros utilisateur.

Questions fréquentes – Recharger une cartouche d'imprimante soi-même

Deux solutions : le kit seringue à la maison ou le bar à encre en magasin. Au kit, la méthode tient en cinq étapes : protéger le plan de travail, repérer les orifices sous l'étiquette, injecter l'encre lentement, laisser la cartouche s'égoutter buses vers le bas, puis la réinsérer et lancer un nettoyage des buses. Comptez 15 à 20 minutes. En magasin, vous déposez simplement la cartouche au comptoir et une machine s'occupe de tout.

Au kit seringue, la recharge revient à 3 à 5 € : un kit complet coûte 15 à 25 € et permet 4 à 6 remplissages. Dans un bar à encre en magasin (REL chez E.Leclerc, Auchan ou Boulanger), comptez 10 à 15 € par cartouche, test de fonctionnement inclus. Dans les deux cas, l'économie atteint 50 à 80 % par rapport à une cartouche d'origine neuve vendue 17 à 40 €.

En pratique, 3 à 6 fois pour une cartouche à tête intégrée HP ou Canon. Au-delà, la tête d'impression s'use : les buses se bouchent, des bandes apparaissent et les couleurs dérivent. Deux règles prolongent la durée de vie : recharger dès que la cartouche se vide, sans la laisser sécher, et ne jamais imprimer à vide. Quand la qualité baisse malgré les nettoyages, il est temps de passer à une cartouche neuve ou compatible.

Elle l'accepte presque toujours, mais la jauge d'encre reste bloquée à 0 % : la puce compte les pages et ignore le remplissage. Un message d'avertissement s'affiche, il suffit en général de valider « Continuer » pour imprimer normalement. Sur certains modèles récents plus verrouillés, notamment chez Epson, un reseteur de puce à 10 ou 15 € remet le compteur à zéro. Désactivez aussi les mises à jour automatiques du firmware, qui durcissent parfois ces blocages.

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